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Cette devise (comme les armoiries du Québec) a été créée par l'architecte Eugène-Étienne Taché qui a conçu l’Hôtel du Parlement. Elle est apparue dès 1883 sur la façade de cet édifice, où siège l'Assemblée nationale, puis sur les armoiries du Québec et sur les plaques d’immatriculation. La devise apparaît juste en-dessous des armoiries, à l’entrée de l’Hôtel du Parlement. Il y a beaucoup de personnages historiques sculptés tout autour du bâtiment, tels que les Français Samuel de Champlain et Jacques Cartier et les Anglais James Bruce (Lord Elgin) (un gouverneur) et le général James Wolfe, ainsi que certains membres des Premières Nations. Taché a aussi laissé des espaces vides afin que les générations suivantes puissent ajouter leurs personnages, comme Maurice Duplessis et René Lévesque.
Sa signification exacte est difficile à établir. Pour cette raison, elle est souvent intégrée dans différents jeux de mots. Guerre de sept ans Quoique Taché n’ait jamais expliqué la signification de « Je me souviens », cette devise finit par prendre une connotation indépendantiste; elle est ainsi souvent interprétée comme « Je me souviens de mon histoire et héritage français », ou parfois « Je me souviens de ce que les Anglais ont fait aux Français ». Rapport avec la France Une autre hypothèse serait que cette devise incite les Canadiens français à se souvenir comment le royaume de France les a abandonnés, n’envoyant pas de troupes en renfort pour les aider à vaincre les Anglais. Monarchie britannique Il y a une histoire persistante qui prétend que la citation complète de Taché est « Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose » (faisant allusion aux emblèmes anglais et français) ou même « Je me souviens d’être né sous le lys, d’avoir grandi sous la rose et de m’être épanoui sous la feuille d’érable », mais ces formulations ne sont pas soutenues par l’évidence historique. Taché fut, en fait, la source des deux moitiés de cette citation, mais il ne fut jamais constaté qu’il ait fusionné les deux. Politique locale Cette devise a été occasionnellement récupérée par des factions politiques qui ont exercé une influence dans les affaires de la province; en 2006, ce sont les « défusionnistes » municipaux qui ont affiché des vignettes sur leurs automobiles au slogan « Je me souviendrai des fusions forcées ! » pour protester contre l’annexion obligée de certaines municipalités à un chef-lieu régional. Militaire « Je me souviens » est aussi la devise du Royal 22e Régiment.
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