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Retrouvez les épisodes de la serie Islam Québec diffusés de janvier à avril 2009 sur canal vie
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La grande illusion (épisode 1)
Ce premier épisode présente trois familles originaires du Maghreb immigrées au Québec : les NAJMAOUI, les HAFSI et les BRAHIMI. Aucun des parents n'a encore trouvé de travail, un choc énorme compte tenu des espoirs suscités et les efforts déployés par le Québec pour les attirer ici.
Les Brahimi doivent repartir à zéro. En Algérie, Mustapha était ingénieur électrique. Kamila Fahssi était restée à la maison pour élever les deux garçons, Hakim, dix ans, et Rochdi, 17 ans.
Les Hafsi ont des jumeaux de dix ans, Mounaim et Mouncef. Au Maroc, Rafik était cadre, ingénieur agronome de formation. Amina Marhtere travaillait pour une entreprise en téléphonie. Leurs démarches pour être sélectionnés comme immigrants ont duré quatre ans et coûté près de 10 000 dollars.
Abdelhadi Najmaoui était cadre en génie rural et Nezha Chafik, secrétaire. Ils sont arrivés après cinq ans de démarches interminables avec Sara, une adolescente de 13 ans et Yassir, un garçon de 10 ans. Ils ne sont certainement pas venus au Québec pour chômer.
Leur drame est loin d'être unique. Si aujourd'hui la communauté maghrébine est la plus scolarisée de toute la population immigrante du Québec, son taux de chômage est pourtant le plus élevé parmi les immigrants. Près d'un tiers des Maghrébins sont sans emploi.
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Y a-t-il du travail pour nous ici ? (épisode 2) Les trois familles, venues du Maroc et de l'Algérie s'installer au Québec, ont laissé derrière elles des situations enviables tant sur le plan professionnel que social. Une fois arrivés, ces gens découvrent avec effarement qu'ils devront tout recommencer!
Mustapha Brahimi entreprend des démarches auprès du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec afin de faire reconnaître ses diplômes. La procédure durera deux mois. Ensuite, il devra sans doute retourner à l'université puis se soumettre à des examens pour être admis à l'Ordre des ingénieurs.
Une fois ces étapes traversées, les obstacles à l'embauche demeurent énormes. Partout, la maîtrise de l'anglais et une expérience canadienne sont exigées. Des organisations communautaires et un réseau sous-financé en regard des besoins réels, aident Abdelhadi et Rafik à comprendre le fonctionnement du marché du travail au Québec.
Abdelhadi Najmaoui suit une formation au Collectif en techniques d'entrevue d'emploi. Rafik Hafsi suivra un stage en agronomie avec Carrefour BLE. Mais les préjugés des employeurs restent nombreux, comme en témoigne le cas d'un musulman qui se voit écarté d'un poste, alors qu'une candidature similaire, soumise sous un nom québécois fictif, est retenue.
Pierre Dumais, du Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, le dit bien : «...certains patrons craignent les demandes d'accommodements raisonnables...». Pourtant, la majorité des Maghrébins ne demandent qu'à s'intégrer harmonieusement aux habitudes d'ici. À Montréal, des professionnels hautement qualifiés, parfois même diplômés en France, sont confinés à l'industrie du taxi.
D'autre part, les mères de nos familles voient aussi leur situation se détériorer. Amina Marhtere Hafsi, qui avait un travail au Maroc, avait toujours pu compter sur l'aide d'une domestique et sur le soutien de sa famille. Ici, elle est confinée à la maison et doit assumer seule tout le travail ménager. Nezha Chafik Najmaoui, voilée, craint d'être perçue comme une femme soumise, ce qui est loin d'être le cas. Auparavant secrétaire, elle décide de suivre une formation pour ouvrir une garderie en milieu familial.
Malgré leurs difficultés, nos familles résistent admirablement au découragement. Abdelhadi offre ses services bénévolement à l'Armée du Salut pour contribuer malgré tout à notre société...
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Nous sommes venus pour nos enfants (épisode 3)
Compte tenu des difficultés auxquelles ils font face, les parents Brahimi, Hafsi et Najmaoui remettent en question leur immigration au Canada.
Cependant, leurs enfants s'adaptent plus rapidement car les règles scolaires sont moins sévères ici qu'au Maghreb.
Arrivé trop tard pour l'inscription au CEGEP, Roshdi fréquente une école secondaire où il s'est joint à un groupe de musique « rock métal ». Mais ses amis Algériens et sa copine, restés la-bas, lui manquent!
Sara aussi est déstabilisée. Sa famille s'apprête à déménager en région. Elle n'a passé que de courts séjours chez des amis en arrivant, puis elle a vécu le déménagement en appartement à Montréal. Quatre déménagements en moins d'un an, c'est beaucoup!
Alors que les jeunes ramènent chaque jour de l'école de nouvelles notions de liberté, les adultes en recherche d'emploi passent par des moments difficiles empreints de déceptions, voire de frustrations. Toute la famille s'en ressent!
Dans un café, nous rencontrons des parents maghrébins qui se plaignent que leur autorité parentale est ébranlée en s'exprimant par certains commentaires : « ...nous ressentons que nous ne représentons plus rien en tant que parents... » ou encore « ...moi, je préfère frapper mon fils, engueuler ma fille, que de les voir un jour traîner dans les rues de Montréal!... »
À la Maisonnée, service d'aide et de liaison pour immigrants, nous constatons l'émergence de problèmes. Une communauté marginalisée et des parents sans emploi, minent l'estime de soi des enfants.
Toutefois, les enfants de nos familles semblent aller plutôt bien. L'école que fréquentent les enfants Brahimi a demandé à la maman Kamila de s'impliquer dans le programme d'aide aux enfants qui ne parlent pas le français. Amina Marhtere s'inquiète tout de même pour l'avenir des jumeaux qui n'ont pas choisi l'immigration. Elle ne voudrait pas avoir à leur dire qu'ils sont désavantagés par rapport aux Québécois d'origine
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Désolé, pas de vidéo pour cet épisode
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Nos croyances, notre culture (épisode 4)
Dans quelle mesure les familles Brahimi, Hafsi et Najmaoui, dont nous suivons l'intégration au Québec, souhaitent-elles vivre selon leurs croyances et leur culture d'origine?
Bien sûr, les Maghrébins immigrés souhaitent conserver certains repères. Dès l'arrivée, la plupart d'entre eux cherchent à s'approvisionner en viande « halal », rituel obligatoire, où l'animal doit avoir été égorgé, puis complètement vidé de son sang.
Plusieurs Maghrébins cherchent également une mosquée. Outre les cinq prières obligatoires par jour, les musulmans doivent, dans la mesure du possible, se rendre à la mosquée chaque vendredi. Cependant, chacun est libre d'adapter ses pratiques aux réalités du travail.
En fait, la majorité des musulmans installés ici ne sont pas plus pratiquants que la moyenne des Québécois. Les chefs de familles expliquent comment ils entendent se conformer aux exigences de leur éventuel emploi. Ils insistent en affirmant qu'ils n'ont aucune intention d'imposer leur religion aux autres.
Pour Abdelhadi par exemple, les éléments essentiels sur le plan religieux sont les valeurs qu'il partage avec nous : la justice, l'ordre, la propreté, la tolérance, l'amour de son prochain, la volonté de faire le bien.
D'autre part, plusieurs gens d'ici confondent musulman et terroriste! Dans ce contexte, les Maghrébins connaissent un taux de chômage de près de 30 % même s'ils sont diplômés à près de 40 %, soit plus que le double de l'ensemble des Québécois.
Les femmes voilées, comme Nezha, ont particulièrement l'impression que certains employeurs mettent en doute leurs compétences.
Un participant s'insurge contre le fait de porter la responsabilité de la tragédie du 11 septembre. «... Pourquoi nous fait-on payer les dégâts du 11 septembre? Ce qu'ont fait des désaxés que tout le monde condamne, y compris les musulmans, on nous met ça sur le dos. C'est très lourd à supporter! »
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Quand les régions font du charme (épisode 5)
La famille Najmaoui envisage de quitter Montréal pour Saint-Hyacinthe, centre urbain d'une région agricole et industrielle. Abdelhadi, le chef de famille, espère trouver du travail dans le secteur agro-alimentaire. Il veut à tout prix éviter que le chômage ne détruise sa famille.
Depuis quelques mois, il participe à des activités exploratoires organisées par le gouvernement du Québec et les régions, dans le cadre d'une véritable opération de charme qui combine rencontres professionnelles et loisirs. Nous le suivons dans la région d'Acton Vale où les dirigeants locaux ont invité à une cabane à sucre, un groupe d'immigrants rassemblés par l'organisme montréalais d'aide aux immigrants PROMIS.
Les régions, affectées de plus en plus par le vieillissement et le dépeupleument de leur population, sont en effet très intéressées d'attirer des immigrants. Mais la population de Saint-Hyacinthe est-elle prête à accueillir les Najmaoui?
D'autre part, Rafik Hafsi, fait un stage situé à Saint-Jacques, à 70 kilomètres de Montréal, dans un club-conseil d'agronomes, après avoir suivi une formation de mise à niveau avec Carrefour BLE. Au début, il a du mal à comprendre le français des Québécois. Mais il s'habitue rapidement.
Nos familles ont à faire face à un problème plus ardu : en région, il est impossible de fonctionner sans voiture. Or, une voiture pèse lourd dans le budget de nos familles.
Les Najmaoui font le pari de louer un appartement à Saint-Hyacinthe, avant d'avoir trouvé du travail. De leur côté, les Hafsi comme les Brahimi résistent toujours à l'appel des régions, tant qu'ils n'auront pas obtenu un emploi.
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Destination Saint-Hyacinthe (épisode 6)
Au Québec, le ministère de l'Immigration invite, sans relâche, les immigrants à quitter Montréal, sitôt arrivés.
Les régions sont dûrement frappées par l'exode et la dénatalité et ont grand besoin de main-d'oeuvre. Mais, parmi les trois familles qui participent à cette série, seuls les Najmaoui se sont laissés convaincre de partir sans contrat en poche.
La famille vient de traverser plusieurs mois sans autre revenu que celui de l'aide sociale. Abdelhadi, un ingénieur agronome de formation, croit qu'il aura peut-être plus de chance de se trouver un emploi en déménageant à Saint-Hyacinthe.
Cependant, il est difficile pour lui d'entraîner sa femme et ses enfants dans un deuxième déplacement. La décision a donc été remise en question jusqu'au dernier moment.
Des bénévoles de l'Armée du Salut, où Abdelhadi a lui même travaillé bénévolement, aident au déménagement. À Saint-Hyacinthe, Johanne Delage accueille les Najmaoui qui sont visiblement encouragés par la découverte d'un nouveau logement!
L'humoriste des Zapartistes, Christian Vanasse, réside à Saint-Hyacinthe et se réjouit de l'apport de l'immigration dans la qualité de vie de la région. Toutefois, il rappelle que, pour la population, c'est un phénomène récent.
Des immigrants de toutes origines y vont de leurs anecdotes. Pour les Najmaoui, les premiers jours sont extrêmement difficiles. Il faut tout trouver et même aller chercher à Montréal, la viande Halal
Au Club de recherche d'emploi, on explique que certains immigrants repartent, faute d'avoir réussi à apprivoiser le marché du travail. Pour les Najamoui, les promesses d'un emploi rapide à Saint-Hyacinthe vont-elle se réaliser? préparée selon le rite musulman. Le transport pose déjà problème.
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Elle et lui (épisode 7)
Dans la culture maghrébine, il est inhabituel de parler publiquement de vie privée et d'intimité. Les couples Brahimi, Hafsi et Najmaoui, que nous suivons depuis le début de la série, ont néanmoins accepté d'ouvrir les portes de leurs maisons à nos caméras. Préparons-nous à réviser nos stéréotypes de la femme musulmane soumise.
L'installation de nos familles au Québec entraîne d'importants réajustements dans la dynamique des couples. Au Maroc et en Algérie, le chef de famille est le pourvoyeur. La femme, seule responsable de toutes les tâches ménagères, est souvent aidée par des domestiques et appuyée par les femmes de sa famille élargie.
Une fois arrivées ici, Amina, Kamila et Nezha sont coupées de leur réseau de soutien. Dans des logements mal équipés, elles n'y arrivent pas. Leur tâche est d'autant plus lourde que tout sera fait « maison », y compris le pain, afin d'économiser le plus possible. Leurs maris, Rafik, Mustapha et Abdelhadi doivent mettre la main à la pâte ou voir leurs femmes s'épuiser. Des scènes filmées sur le vif montrent cette transition marquée de complicité, de maladresse, de désarroi, voire même d'inquiétude.
Nos couples ont appris que le taux de divorce est élevé dans l'immigration maghrébine. Ces femmes, dont une seule est voilée, s'ouvrent à nous quant à la liberté de porter le voile ou non. Nous constatons qu'elles sont essentiellement préoccupées par la perte de statut de leurs maris. « Un homme à la maison », dit l'une d'elle, « c'est très douloureux pour le couple ».
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Recommencer au bas de l'echelle (épisode 8)
Mustapha Brahimi a obtenu l'équivalent québécois de ses diplômes algériens. Il poursuit les démarches complexes et coûteuses entreprises depuis déjà plusieurs mois. L'Ordre des ingénieurs est l'un des moins fermés aux nouveaux venus et compte mieux les informer quant aux étapes à suivre avant qu'ils ne décident de venir au Québec. Pourtant des descriptions de cours ou d'emplois parfois datées d'une décennie, sont exigées à Mustapha. Il poursuit donc sa course à obstacles! Une fois qu'il aura amassé toute la documentation requise, il devra passer une série d'examens afin d'évaluer ses connaissances. Pour s'y préparer, il sera probablement obligé de suivre des cours à l'université pendant des mois, voire des années.
Rafik Hafsi commence à se demander pourquoi le Québec n'invite-t-il pas des personnes moins qualifiées, plutôt que des diplômés qui ne trouvent pas de travail à la hauteur de leurs compétences. Il consulte Sadia Groguhé, conseillère en orientation, pour discuter d'un éventuel changement de profession.
Un vétérinaire maghrébin et sa conjointe infirmière ont pour leur part, décidé que c'était peine perdue que de chercher un emploi avec des diplômes étrangers. Ils ont choisi de refaire toute leur formation universitaire, plus adaptée aux réalités d'ici.
Nezha, de son côté, abandonne son projet de fonder une garderie en milieu familial. Elle vient d'amorcer une formation de sept mois en tant que préposée aux bénéficiaires, ce qui lui donne l'assurance d'un emploi à la fin de cette formation.
Mustapha est le premier participant de notre série à avoir réussi à se trouver un emploi. Il a décroché un contrat d'un mois et demi comme technicien chez Cellulab, une petite entreprise spécialisée dans la réparation de téléphones cellulaires. En repartant au bas de l'échelle, il espère en remonter les échelons, jusqu'à redevenir ce qu'il était dans son pays. C'est sa première expérience québécoise et elle représente une bonne occasion de se familiariser avec la culture du travail d'ici. Le patron Michel Auger explique les avantages et les défis inhérents à l'embauche d'immigrants.
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Les ados (épisode 9)
Cet épisode propose une rare incursion dans la vie d'adolescents maghrébins qui ont accepté de témoigner de leur vie privée et de leur rapport avec l'autorité parentale. Ils décrivent leur choc en arrivant au Québec et leur impression d'entrer de plain-pied dans une des séries télévisées américaines qu'ils captaient au Maroc ou en Algérie. Ils évoquent la difficulté des premiers contacts avec les adolescents québécois et confient leur étourdissement devant tout ce qui est plus facilement accessible ici : la liberté, la drogue, les relations entre gars et filles.
Les parents des familles qui participent à la série font confiance à leurs enfants. Mais beaucoup de Maghrébins subissent un choc de valeurs devant la permissivité ambiante, le haut taux de suicide des jeunes, le décrochage scolaire, la possibilité des relations sexuelles sans consentement des parents. De plus, ils sont isolés des parents d'ici avec qui ils pourraient partager bien des préoccupations.
Kamila Fahssi Brahimi observe nos adolecents qui vont et viennent à leur guise et constate qu'ils ressemblent beaucoup aux garçons maghrébins. Chez les filles, les différences sont plus marquées. Nos adolescents racontent comment filles et garçons sont accueillis différemment au retour des sorties. Un échange savoureux entre une adolescente et sa mère en dit long sur la réalité de l'adolescence « québéco-maghrébine », particulièrement en ce qui a trait à la religion et la sexualité.
Filles et garçons insistent pour dire qu'ils sont tout aussi libres que les jeunes d'ici, mais moins ouvertement. Ils évitent surtout les confrontations et prennent garde de ne pas manquer de respect à leurs parents. Pour citer Roshdi : « Ce qui te fait grandir dans le cerveau, c'est le respect que tu portes à tes parents et que tes parents te donnent. Qu'est-ce que je pourrais faire pour remercier mes parents de ce qu'ils font? Le meilleur moyen, je pense, c'est d'étudier et d'obtenir des diplômes, décrocher le plus haut diplôme possible! »
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Le ramadan (épisode 10)
Pour les Brahimi, les Hafsi et les Najmaoui, comme pour un milliard de musulmans partout dans le monde, le Ramadan est un mois très important. Après le jeûne quotidien, du lever jusqu'au coucher du soleil, c'est la fête en famille et entre amis. Les mosquées, véritables centres communautaires, restent ouvertes toute la nuit. C'est un peu comme si c'était Noël tous les soirs pendant un mois!
Pour la première fois, nos familles vivent cette période intense loin de leur entourage et dans un environnement où le Ramadan n'est pas célébré. Imaginez les célébrations de Noël dans une société sans congés, sans fêtes de bureau, sans réunions de famille et sans cadeaux.
Nos familles, comme les autres musulmans de Montréal, font donc l'impossible pour marquer cette période sainte. C'est un moment pour faire le bien, pour aider les pauvres, pour tenter de s'améliorer. Seuls les adultes sont tenus au jeûne mais les enfants souhaitent quand même imiter leurs parents.
Chez les Brahimi, s'ajoute une difficulté supplémentaire : l'horaire de travail de Mustapha le retient à l'extérieur du foyer. Mais Kamila, tout comme Amina et Nezha, fait tout pour offrir un petit banquet à sa famille à toutes les fins de journées, à la rupture du jeune, quand le soleil se couchera.
Toutes ces femmes font l'impossible, afin que conjoints et enfants se sentent bien et ne s'ennuient pas trop.
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Partir ou rester (épisode 11)
Abdelhadi, Rafik, Mustafa et leurs familles ont choisi le Québec. Ils ont été sélectionnés comme étant les meilleurs candidats. Comme environ 40 000 personnes chaque année, ils sont arrivés au pays, inspirés de rêves et d'espoir. Cependant, ils n'ont pas encore réussi à se faire une place. Il n'y a que Mustapha qui a trouvé un emploi de technicien, bien en deçà de ses compétences.
Un immigrant sur quatre finit par plier bagage pour tenter sa chance ailleurs. Sur toutes les tribunes, de plus en plus de Maghrébins clament que l'intégration au travail est plus facile au Canada anglais. Rafik Hafsi se demande d'ailleurs s'il n'a pas fait une erreur en s'installant ici, puisque nous exigeons la maîtrise de l'anglais dans les emplois de bon niveau. Il le parle déjà, mais il a décidé de suivre des cours pour se perfectionner.
D'autre part, Mustapha Brahimi n'est pas chaud à l'idée de quitter le Québec pour l'Ontario mais il se rend néanmoins à Ottawa pour s'informer de la formation intensive et coûteuse que l'université offre pour permettre aux immigrants d'obtenir un permis d'enseignement. Au Québec, quelles que soient les compétences, nous ne pouvons enseigner qu'en ayant complété quatre années en faculté de pédagogie. Mustapha devra-t-il laisser temporairement sa famille à Montréal pour améliorer sa situation professionnelle?
De son côté, Abdelhadi Najmaoui envisage un retour à l'université.
Les immigrants francophones de l'Afrique du Nord sont en fait ceux qui restent le plus attachés à leur terre d'accueil québécoise, même s'ils ne s'y sentent pas toujours les bienvenus. Restent-ils ici par choix ou parce qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment l'anglais?
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Nos amis québecois (épisode 12)
Comment se passent les relations entre nos trois familles et les Québécois de souche? Nos familles sont unanimes en affirmant que les Québécois ne sont pas racistes. Il est pourtant difficile de se faire de vrais amis en arrivant au pays, et les premiers contacts ne manquent pas d'anecdotes!
À Sainte-Hyacinthe les Najmaoui vivent dans un milieu qui commence à peine à accueillir des immigrants. Abdelhadi s'est tout de même fait une amie au restaurant du coin où le barman propose à l'occasion un petit rigodon. Nezha sent qu'elle commence à se faire accepter dans le cadre de sa formation pour préposés aux bénéficiaires. À Montréal, les Hafsi vivent dans un quartier peuplé d'immigrants de toutes provenances, où se faire des amis québécois est plutôt difficile. Les Brahimi demeurent dans un quartier habité surtout par des Québécois de souche. Hakim apprend à se faire des amis en même temps qu'il s'initie au hockey et à l'art de patiner à reculons.
Deux humoristes, Michel Mbambara et Boucar Diouf, y vont de leurs suggestions pour favoriser une meilleure intégration. Voilà un épisode qui fait souvent sourire!
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Rêve et réalité (épisode 13)
En cette fin de série, nous sommes à l'heure des bilans.
Seul Mustapha Brahimi s'est trouvé du travail. Cependant, ce travail n'est pas à la hauteur de ses compétences et il doit cumuler deux emplois pour faire vivre sa famille.
Les autres sont presque tous retournés aux études. Pour les Najmaoui, les résultats du déménagement à Saint-Hyacinthe sont très mitigés. Les enfants ont eu du mal à s'adapter à l'école et les parents se sentent isolés. Ils pensaient que cela serait plus facile. Il n'est pas certain que le Père Noël saura consoler Yassir!
Le frère de Rafik Hafsi songe à venir au Canada, mais les Hafsi le mettent en garde en le prévenant que cela ne sera pas chose facile. Même sur le plan médical, il n'est pas aisé d'obtenir un rendez-vous avec un spécialiste, même si, une fois intégrés au système de santé, nous sommes bien traités. Et il n'est pas réaliste de penser retrouver une situation équivalente à celle qu'on a laissée. Essentiellement, il y a des problèmes partout. Pourtant ici, c'est le « grand Canada »!
Nos familles se rencontrent pour tirer leurs conclusions en partageant un repas. Il faut bien se renseigner avant de venir ici. Même si nous avons l'impression que notre domaine est en demande, il faut réfléchir avant d'abandonner des postes stables, des responsabilités, de belles situations, pour arriver ici et se retrouver sans emploi.
Pendant ce temps au Maroc, le Québec continue de sélectionner d'autres immigrants diplômés qui n'ont, nous le constatons, aucune idée de ce qui les attend. Or, ce n'est pas le commun des mortels qui choisit d'entreprendre une telle aventure. Saurons-nous profiter de ce précieux apport, de ces parents jeunes, déterminés, diplômés et expérimentés? Où allons-nous les abandonner à leur sort pour ne nous intéresser qu'à leurs enfants?
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